Pourquoi est-il si difficile de s’entendre quand on passe sa vie à être là pour les autres ?
Il y a ce que vous dites, ce que vous expliquez, ce que vous montrez. Et puis il y a tout ce que vous gardez pour vous.
Pas nécessairement parce que vous cherchez à cacher quelque chose. Parfois, vous avez simplement pris l’habitude de vous composer. De choisir vos mots. De mesurer vos réactions. De rester solide lorsque quelque chose en vous aurait simplement besoin de se déposer.
Vous avancez, vous êtes présente pour les autres. Vous répondez, vous organisez, vous accompagnez, vous anticipez. Et lorsque vient le moment de vous retrouver seule, il peut être difficile de savoir ce que vous ressentez réellement.
Comme si, après avoir été tant de choses pour tant de personnes, il devenait difficile de simplement être avec vous-même.
C’est peut-être là que commence quelque chose de précieux : s’entendre.
Être entourée ne signifie pas toujours être présente à soi
Il est possible d’être profondément entourée et de ressentir pourtant une forme de solitude intérieure.
Vous pouvez parler à vos proches, échanger avec vos amis, être écoutée, demander conseil... Et malgré tout, conserver une partie de vous à l’intérieur.
Parce qu’avec une autre personne, même lorsque vous vous sentez en confiance, il reste une présence, un regard, une réaction possible, une émotion à accueillir, une réponse à donner. Alors vous choisissez parfois ce que vous allez dire. Vous reformulez. Vous minimisez. Vous cherchez les mots justes. Vous vous demandez comment votre histoire sera reçue.
Et sans même vous en rendre compte, vous continuez à vous composer. Ce mécanisme est si familier qu’il peut devenir invisible.
Vous pensez simplement être raisonnable. Être pudique, être forte, ne pas déranger, ne pas trop en demander. Mais il existe une différence entre ne pas tout dire et ne jamais avoir d’endroit où tout peut être déposé.
Il y a ce que vous dites aux autres, et ce que vous ne vous dites même plus.
Lorsque l’on passe beaucoup de temps à répondre aux attentes, aux besoins et aux émotions des autres, une chose peut progressivement s’effacer : l’écoute de soi.
Pas forcément de manière spectaculaire, plutôt par petites touches. Vous repoussez une envie, vous remettez une décision à plus tard, vous ignorez une fatigue, vous dites « ça va » alors que vous ne savez même plus très bien si c’est vrai. Puis vous continuez.
Jusqu’au jour où une question toute simple devient étonnamment difficile : « Qu’est-ce que je ressens, moi ? »
Ce n’est pas toujours que vous ne connaissez pas la réponse. C’est parfois que vous n’avez plus suffisamment d’espace pour l’entendre.
Le silence peut devenir un espace
Le silence est souvent associé au vide. Pourtant, lorsqu’il n’y a plus rien à gérer, plus rien à expliquer et plus personne à rassurer, le silence peut devenir tout autre chose.
Un espace, un endroit où une pensée peut apparaître sans être immédiatement corrigée. Une émotion peut exister sans devoir être justifiée. Une envie peut être formulée sans être négociée. Une page peut accueillir ce que vous ne savez pas encore mettre en mots ailleurs.
C’est aussi pour cela que l’écriture peut être si particulière. Elle ne vous demande pas de savoir exactement ce que vous ressentez avant de commencer.
Vous pouvez simplement écrire. Une phrase, puis une autre, parfois quelques mots suffisent et quelque chose commence à se déplacer.
Écrire, ce n’est pas toujours chercher une réponse
On associe souvent l’écriture personnelle à la réflexion, à l’introspection ou à la recherche de solutions. Mais vous n’avez pas toujours besoin de résoudre quelque chose, vous pouvez simplement vous entendre.
Écrire :
« Aujourd’hui, je n’ai envie de rien. »
Puis découvrir quelques lignes plus loin que ce n’est peut-être pas vrai. Que vous êtes fatiguée, que vous êtes déçue, que quelque chose vous manque. Ou simplement que vous avez besoin de silence.
L’écriture permet parfois de rencontrer une pensée avant de lui demander ce qu’elle signifie, et cette nuance est importante.
S’entendre ne signifie pas tout comprendre. Cela signifie déjà laisser une place à ce qui est là. Sans jugement, sans performance, sans bonne réponse à trouver.
Et si vous n’aviez rien à réussir ?
Certaines femmes hésitent à commencer un journal parce qu’elles ont déjà connu les habitudes qu’il fallait tenir. Écrire tous les jours, ne pas manquer une journée, remplir chaque page, faire les exercices, progresser. Puis arrive un jour où la vie reprend son rythme.
Une page reste vide, puis deux et la culpabilité s’installe. « J’ai encore abandonné. »
Mais peut-être que le problème n’était pas votre volonté. Peut-être que vous n’aviez simplement pas besoin d’un nouvel objectif. Vous aviez besoin d’un espace auquel revenir sans avoir à vous justifier de votre absence.
C’est une autre manière de concevoir la régularité. Pas comme une performance, comme une présence douce.
Vous ouvrez lorsque vous en avez besoin, vous écrivez ce que vous pouvez, vous refermez, et vous reviendrez lorsque ce sera le bon moment.
Il n’y a rien à rattraper.
Vous n’avez peut-être pas besoin de plus de temps
« Je n’ai pas le temps. » Cette phrase est souvent vraie. Les journées sont pleines, les obligations s’accumulent. Il y a le travail, la famille, les responsabilités, les rendez-vous, les imprévus. Mais il existe peut-être une autre question à poser :
Combien de temps faut-il réellement pour être avec soi ?
Pas une heure, pas une matinée entière, pas une journée consacrée à soi. Parfois, quelques minutes, une page, un stylo, le silence.
Ce moment peut exister dans un matin encore calme, le soir avant de dormir, pendant une pause, dans un train ou dans un coin de table. Il ne s’agit pas de trouver une vie parfaitement libre. Il s’agit de créer un petit endroit à l’intérieur de celle que vous avez déjà.
Une page peut devenir un endroit
C’est cette conviction qui a donné naissance à L’Éveil. Pas l’idée de transformer une femme en quatre-vingt-dix jours. Pas celle de lui apprendre à devenir une autre version d’elle-même, mais celle de lui offrir un espace.
Quatre-vingt-dix jours, une page à la fois.
Un chemin en trois temps pour honorer le passé, célébrer les réussites et dessiner le futur. Des pages pour écrire, des espaces pour créer, des moments pour déposer, et surtout, aucune page en retard.
Aucune bonne façon de faire, aucun regard par-dessus votre épaule.
Parce que ce qui se dépose sur la page n’a pas besoin d’être expliqué à quelqu’un d’autre.
S’entendre, peut-être que cela commence simplement ici
Vous n’avez peut-être pas besoin de tout comprendre aujourd’hui. Vous n’avez peut-être pas besoin de savoir exactement ce que vous cherchez. Vous pouvez simplement commencer par une question :
« Qu’est-ce que j’ai besoin de m’entendre dire aujourd’hui ? »
Puis laisser la réponse venir, ou ne pas venir.
Il n’y a rien à forcer, l’essentiel est ailleurs. Dans ce moment où vous cessez, quelques minutes, d’être celle qui répond, qui organise, qui rassure, qui tient et où vous redevenez simplement vous.
C’est peut-être cela, finalement, le premier souffle.
Pas une transformation spectaculaire, pas une nouvelle résolution. Juste un peu plus d’espace.
Une page, un silence, et cette sensation rare de ne plus avoir à vous composer.
Le premier endroit où vous vous entendez vraiment.
L’Éveil — 90 jours, une page à la fois, et personne pour lire par-dessus votre épaule.
Pourquoi est-il si difficile de s’entendre ?
Pourquoi est-il si difficile de s’entendre quand on passe sa vie à être là pour les autres ?
Il y a ce que vous dites, ce que vous expliquez, ce que vous montrez. Et puis il y a tout ce que vous gardez pour vous.
Pas nécessairement parce que vous cherchez à cacher quelque chose. Parfois, vous avez simplement pris l’habitude de vous composer. De choisir vos mots. De mesurer vos réactions. De rester solide lorsque quelque chose en vous aurait simplement besoin de se déposer.
Vous avancez, vous êtes présente pour les autres. Vous répondez, vous organisez, vous accompagnez, vous anticipez. Et lorsque vient le moment de vous retrouver seule, il peut être difficile de savoir ce que vous ressentez réellement.
Comme si, après avoir été tant de choses pour tant de personnes, il devenait difficile de simplement être avec vous-même.
C’est peut-être là que commence quelque chose de précieux : s’entendre.
Être entourée ne signifie pas toujours être présente à soi
Il est possible d’être profondément entourée et de ressentir pourtant une forme de solitude intérieure.
Vous pouvez parler à vos proches, échanger avec vos amis, être écoutée, demander conseil... Et malgré tout, conserver une partie de vous à l’intérieur.
Parce qu’avec une autre personne, même lorsque vous vous sentez en confiance, il reste une présence, un regard, une réaction possible, une émotion à accueillir, une réponse à donner. Alors vous choisissez parfois ce que vous allez dire. Vous reformulez. Vous minimisez. Vous cherchez les mots justes. Vous vous demandez comment votre histoire sera reçue.
Et sans même vous en rendre compte, vous continuez à vous composer. Ce mécanisme est si familier qu’il peut devenir invisible.
Vous pensez simplement être raisonnable. Être pudique, être forte, ne pas déranger, ne pas trop en demander. Mais il existe une différence entre ne pas tout dire et ne jamais avoir d’endroit où tout peut être déposé.
Il y a ce que vous dites aux autres, et ce que vous ne vous dites même plus.
Lorsque l’on passe beaucoup de temps à répondre aux attentes, aux besoins et aux émotions des autres, une chose peut progressivement s’effacer : l’écoute de soi.
Pas forcément de manière spectaculaire, plutôt par petites touches. Vous repoussez une envie, vous remettez une décision à plus tard, vous ignorez une fatigue, vous dites « ça va » alors que vous ne savez même plus très bien si c’est vrai. Puis vous continuez.
Jusqu’au jour où une question toute simple devient étonnamment difficile : « Qu’est-ce que je ressens, moi ? »
Ce n’est pas toujours que vous ne connaissez pas la réponse. C’est parfois que vous n’avez plus suffisamment d’espace pour l’entendre.
Le silence peut devenir un espace
Le silence est souvent associé au vide. Pourtant, lorsqu’il n’y a plus rien à gérer, plus rien à expliquer et plus personne à rassurer, le silence peut devenir tout autre chose.
Un espace, un endroit où une pensée peut apparaître sans être immédiatement corrigée. Une émotion peut exister sans devoir être justifiée. Une envie peut être formulée sans être négociée. Une page peut accueillir ce que vous ne savez pas encore mettre en mots ailleurs.
C’est aussi pour cela que l’écriture peut être si particulière. Elle ne vous demande pas de savoir exactement ce que vous ressentez avant de commencer.
Vous pouvez simplement écrire. Une phrase, puis une autre, parfois quelques mots suffisent et quelque chose commence à se déplacer.
Écrire, ce n’est pas toujours chercher une réponse
On associe souvent l’écriture personnelle à la réflexion, à l’introspection ou à la recherche de solutions. Mais vous n’avez pas toujours besoin de résoudre quelque chose, vous pouvez simplement vous entendre.
Écrire :
Puis découvrir quelques lignes plus loin que ce n’est peut-être pas vrai. Que vous êtes fatiguée, que vous êtes déçue, que quelque chose vous manque. Ou simplement que vous avez besoin de silence.
L’écriture permet parfois de rencontrer une pensée avant de lui demander ce qu’elle signifie, et cette nuance est importante.
S’entendre ne signifie pas tout comprendre. Cela signifie déjà laisser une place à ce qui est là. Sans jugement, sans performance, sans bonne réponse à trouver.
Et si vous n’aviez rien à réussir ?
Certaines femmes hésitent à commencer un journal parce qu’elles ont déjà connu les habitudes qu’il fallait tenir. Écrire tous les jours, ne pas manquer une journée, remplir chaque page, faire les exercices, progresser. Puis arrive un jour où la vie reprend son rythme.
Une page reste vide, puis deux et la culpabilité s’installe. « J’ai encore abandonné. »
Mais peut-être que le problème n’était pas votre volonté. Peut-être que vous n’aviez simplement pas besoin d’un nouvel objectif. Vous aviez besoin d’un espace auquel revenir sans avoir à vous justifier de votre absence.
C’est une autre manière de concevoir la régularité. Pas comme une performance, comme une présence douce.
Vous ouvrez lorsque vous en avez besoin, vous écrivez ce que vous pouvez, vous refermez, et vous reviendrez lorsque ce sera le bon moment.
Il n’y a rien à rattraper.
Vous n’avez peut-être pas besoin de plus de temps
« Je n’ai pas le temps. » Cette phrase est souvent vraie. Les journées sont pleines, les obligations s’accumulent. Il y a le travail, la famille, les responsabilités, les rendez-vous, les imprévus. Mais il existe peut-être une autre question à poser :
Combien de temps faut-il réellement pour être avec soi ?
Pas une heure, pas une matinée entière, pas une journée consacrée à soi. Parfois, quelques minutes, une page, un stylo, le silence.
Ce moment peut exister dans un matin encore calme, le soir avant de dormir, pendant une pause, dans un train ou dans un coin de table. Il ne s’agit pas de trouver une vie parfaitement libre. Il s’agit de créer un petit endroit à l’intérieur de celle que vous avez déjà.
Une page peut devenir un endroit
C’est cette conviction qui a donné naissance à L’Éveil. Pas l’idée de transformer une femme en quatre-vingt-dix jours. Pas celle de lui apprendre à devenir une autre version d’elle-même, mais celle de lui offrir un espace.
Quatre-vingt-dix jours, une page à la fois.
Un chemin en trois temps pour honorer le passé, célébrer les réussites et dessiner le futur. Des pages pour écrire, des espaces pour créer, des moments pour déposer, et surtout, aucune page en retard.
Aucune bonne façon de faire, aucun regard par-dessus votre épaule.
Parce que ce qui se dépose sur la page n’a pas besoin d’être expliqué à quelqu’un d’autre.
S’entendre, peut-être que cela commence simplement ici
Vous n’avez peut-être pas besoin de tout comprendre aujourd’hui. Vous n’avez peut-être pas besoin de savoir exactement ce que vous cherchez. Vous pouvez simplement commencer par une question :
« Qu’est-ce que j’ai besoin de m’entendre dire aujourd’hui ? »
Puis laisser la réponse venir, ou ne pas venir.
Il n’y a rien à forcer, l’essentiel est ailleurs. Dans ce moment où vous cessez, quelques minutes, d’être celle qui répond, qui organise, qui rassure, qui tient et où vous redevenez simplement vous.
C’est peut-être cela, finalement, le premier souffle.
Pas une transformation spectaculaire, pas une nouvelle résolution. Juste un peu plus d’espace.
Une page, un silence, et cette sensation rare de ne plus avoir à vous composer.
Le premier endroit où vous vous entendez vraiment.
L’Éveil — 90 jours, une page à la fois, et personne pour lire par-dessus votre épaule.